L’Ebola est mortel. Lavez-vous régulièrement les mains au savon. Désinfectez tout a l’eau de javel. Signalez vite tout cas suspect au 143 ou au 101

mardi 20 mai 2014

Lettre ouverte à Abubakar Shekau, leader de Boko Haram!

chekau
Eh, bro, salue. Comment tu vas? Chez moi, je vais seulement un peu bien. Oui je dis un peu bien parce que depuis quelques temps tu es devenu un autre homme. Eh Bro, Tu vois, tu m'as pris un peu plus de 200 petites sœurs. Selon ce que tu as fais savoir à nos amis les journalistes, tu comptes leur trouver des époux ou même les vendre. Mais diantre, pourquoi? Toi même tu connais les us et coutumes du mariage. Tu sais comment un homme procède lorsqu'il veut d'une femme. Mais tu joues les faux types, les mauvais garçons, les bad guys quoi. Tu viens. Tu prends. Et sans autre forme de procès, tu te sers quoi. Eh, bro, Tu te crois où ? Que veux-tu ? Crois-tu que c'est que ce qu'Oustaz t'a enseigné ? Croix-tu que c'est le vœu d'Allah? Non, bro, je ne pense pas. Le prophète, à moins que je ne me trompe, n'a jamais dit ça. Et qu'est ce que mon pote journaliste me raconte à la radio, à la télévision ou dans le journal? Que tu es devenu un killer, un tueur. Non. Un tueur fou. Tu jettes par ci par là des bombes, tu pièges des voitures, tu tues. Bref, tu es devenu fou. Eh Bro, a ce qu'il paraît, tu tues, tues voles et tu violes pour entrer au paradis pour te la couler douces avec des vierges! Ne serait-ce que ça! Tout çà pour ça! Ou plutôt la mort que tu sèmes à coups de bombes ou de kalachs c'est, qu'est ce que tu dis, pour des vierges ? Donc si je comprends bien ton salut est plus lubrique que spirituel. Tu veux aller au paradis dans ta forme phalique. Donc pour toi, tu crois que dans tes nouveaux attributs célestes tu vas trainer encore le lourd boulet des passions de la chair, cette entité corruptible damnée et condamnée à "retourner poussière". Alors pour toi, au paradis, assis à la droite d'Allah tu seras toujours esclave de tes pulsions sexuelles. Eh bro, Allah est amour. Allah est compassion. Allah est miséricorde. Allah est paix. Allah est tolérance. Allah est tout simplement la vie. On ne sauve pas une vie en supprimant une vie. Eh bro, Allah t'aime. Il est temps de te délivrer de tes démons et de prier ALLAH. Celui-là même qu'Oustaz t'a enseigné!!!!! Ton pote d'humanité!

jeudi 15 mai 2014

Boko Haram, la nébuleuse des fous d'Allah

Boko Haram, la nébuleuse des fous de d'Allah On serait tenté de dire qu''ils y sont parvenus. Oui, le coup médiatique est un véritable coup de maître. En effet, de la manière la plus laide et la plus lâche, Boko Haram à réussi à cristalliser tous les feux vers elle. En volant l'enfance de petites filles innocentes. Le refus de l'éducation occidentale passe avant tout par la violence. Tel est le leitmotiv de Boko Haram. Et, plus récemment cette organisation à franchi un pas important en enlevant plus de 200 élèves. Est-ce la volonté d'Allah que d'enlever, vendre, livrer en esclavage ou dans une union forcée des enfants? Non. Il s'agit tout simplement d'une organisation criminelle qui satisfait ses pulsions de mort. Contre eux, les ONG des droits de l'homme doivent dénoncer ces pratiques. Avec la plus ferme énergie. On regrette cependant la lente réaction des ONG africaines qui, comme d'habitude ont attendu la réaction des occidentaux avant de s'engager.

vendredi 4 octobre 2013

Herman Wallace, Général Giap : le dernier combat

Hebergeur d'imageLe vendredi 4 octobre 2013, le monde entier a été parcouru par une onde de choc : on a appris le décès de deux héros de la liberté : Herman Wallace aux États-Unis d'Amérique et le Général Giap, au Vietnam à Hanoï. Les deux héros se reposent. Deux hommes, deux combats Hebergeur d'imageComme s'ils s'étaient passés le mot, les deux hommes sont décédés le même jour, à quelques heures d'intervalles. Même s'ils se distinguent l'un de l'autre par les buts recherchés, il n'en demeure pas moins qu'ils partagent tous deux une même idéologie : le combat pour la liberté. Herman Wallace est un ex-Black panthers décédé d'un cancer du foie à moins de deux semaines de son 72ème anniversaire après 41 ans passés à la prison d'Angola en Louisiane. Il a été confiné à l'isolement après le meurtre d'un gardien de prison blanc qu'il a toujours nié. Il était membre des black panthers, un groupe radical défendant la cause des Noirs aux États-Unis d'Amérique. Herman Wallace a été libéré mardi soir au terme d'un bras de fer judiciaire avec l'Etat de Louisiane qui lui refusait sa remise en liberté pour raisons médicales. Son activisme politique a fait de lui un bouc émissaire victime de violation manifeste des droits de l’homme au point au Amnesty international a affirmé que "l’État a fait vivre a cet homme un enfer". Le Général Vo N'Guyên Giap est mort à 102 ans. Il est le héros de l'indépendance vietnamienne et artisan de la débâcle française à Dien Bien Phu en 1954. Autodidacte qui s'est formé à coups de lecture, il a réussi aussi à défaire l'armée américaine jusqu'à la prise de Saïgon en 1975. Fin stratège militaire, il a réussi à s'imposer comme l'un des meilleurs commandeurs de sa génération dans toutes les écoles militaires du monde. Deux hommes, deux trajectoires Herman Wallace et le Général Giap constituent des symboles forts. Le premier est le miroir laid et hideux d'une Amérique toujours en proie à ses vieux démons de racisme. En témoigne l'histoire de Trayvon Martin, dont le tueur a été purement relaxé pour insuffisance de preuve. Légitime défense oblige. Les autorités ne voulaient pas courir le risque de supporter la mort de cet homme. D'où sa libération à quelques jours de son décès. Il nous rappelle que le racisme est encore vivace dans le pays de la liberté. Le Général Giap est la figure d'un chef militaire qui, avec des moyens dérisoires, à su infliger une cinglante défaite à des hommes surarmés. Il est la face de la victoire d'un petit pays pauvre devant les grandes nations fortes. Il brise surtout le mythe de l'universalisme occidental qui veut que les "bonnes" valeurs ne proviennent que des pays riches.

jeudi 18 juillet 2013

Mandela Day : Quel héritage ?

Le monde entier célèbre ce jeudi 18 juillet 2013 les 95 ans de Nelson Mandela. Cette année, le Mandela day prend un relief particulier. Il coïncide avec la longue maladie qui alite depuis plus d'un mois l'homme le plus populaire d'Afrique. Au soir de la vie d'un homme qui par sa vie et sa trajectoire politique à marquer l'humanité entière, il convient de s'arrêter et de consacrer les "67 minutes au service de la collectivité" à l'héritage de Mandela. Mandela lègue à l'Afrique et à l'ensemble de l'humanité une valeur intrinsèque fortement concurrencée actuellement par le contexte politique mondiale : le respect de l'égalité dans son sens le plus large. Son combat et sa vision sont pour les nouvelles générations une boussole pour construire un future commun bas sur le respect de l'autre dans la différence. La résurgence des conflits en Afrique, la dérégulation économique avec son cortège de plans sociaux sauvages, le réchauffement climatique, etc. sont autant d'indicateurs qui interpellent la conscience. Ils invitent à plus d'humanité, plus de compassion dans les interactions humaines.

mercredi 10 juillet 2013

Soldats démobilisés en Côte d’Ivoire : réflexions sur la ‘’compagnie maudite’’

Depuis son accession au pouvoir, le régime du Président Alassane Dramane Ouattara est confronté à la grogne d’une partie des combattants de son armée : les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Elle s’est allongée le mardi 9 juillet 2013. La liste macabre des ex-combattants qui depuis longtemps réclament leur réinsertion. Ce 9 juillet, un car en route pour la ville de Bouaké a été mitraillé par des inconnus armés. Cette attaque rappelle celles qui ont eu lieu récemment contre des populations et, aussi, contre le cortège du patron de l’Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion (ADDR). Les analystes s’accordent pour pointer du doigt les ex-combattants. Récemment, le Président Ouattara, lors de sa tournée au nord s’est adressé à eux en les encourageant à « laisser les kalachs à la maison ». Mais l’attaque du 9 juillet montre que le message n’est pas bien compris. Comme des soldats maudits, ils continuent d’écumer les routes qui relient les villes et les villages. Les ex-combattants sont en passe de devenir pour la Côte d’Ivoire un véritable problème de société. Des hommes et des femmes rompus au maniement des armes végètent dans la nature sans un sou. Les efforts du gouvernement Ouattara ne suffisent pas à régler le problème de ces soldats. Et comme la nature a horreur du vide, ils occupent leur temps en se convertissant en bandits de grands chemins. En plus des programmes initiés par le gouvernement et ses partenaires d’autres voies peuvent être explorées pour la réinsertion de ces soldats. Entre autres, le gouvernement peut solliciter le secteur privé soit pour l’appuyer dans ces propres programmes soit pour créer des emplois. Mais il convient de garder à l’esprit une chose. Le métier des armes crée facilement un immense sentiment de puissance difficile à dompter. L’arme à feu que les soldats eux-mêmes appellent de façon triviale, « le feu » confère à son détenteur un sentiment de puissance qui n’a point d’égal. Il est d’autant plus fort que pendant longtemps, la plupart des soldats ont exercé leur métier dans un environnement juridique délétère où les droits de l’homme peinaient à être respectés. De sorte que, même s’ils sont disposés à entrer dans les programmes de DDR, ils le sont moins lorsqu’il s’agit de débouchés liés à la vie civile. Il serait judicieux que les actions de DDR prennent ce facteur en considération. Pour éteindre « le feu », ou, à tout le moins, le diminuer.

dimanche 30 juin 2013

Mariage pour tous en Côte d'Ivoire : L'homosexualité en débat

Le mardi 25 juin, la France a signé un accord de financement pour le projet d'une association ivoirienne de protection des homosexuels, transgenres et processionnels du sexe. La subvention est estimée à 30 millions de FCFA soit 45 000 euros pour le projet Weteinan ''Ensemble et pour tous''. Il vise à promouvoir et à vulgariser les droits de l'homme des minorités sexuelles à Abidjan. L'initiateur du projet, Touré Claver, Directeur exécutif de l'ONG Alternative Côte d'Ivoire ne cache pas sa joie "C'est la première fois que la structure et le ministère de la Justice se rencontrent. C'est vraiment un signal fort, parce que c'était difficile d'avoir un rendez-vous avec le ministère de la Justice". Le financement de ce projet fonctionne comme la clé qui a ouvert ou plutôt rouvert la boîte de pandore. Le débat sur l’homosexualité a resurgi. Il a été remis sur la place publique. Les débats sur ce sujet sont d'autant plus virulent que, depuis le 21 novembre 2012, le législateur a modifié la loi qui encadre le mariage en Côte d'Ivoire par la modification de la loi Numéro 64-375 du 07 octobre 1964 modifiée par les lois Numéro 83-800 du 02 août 1983 et Numéro 98-748 du 23 décembre 1998 relative au mariage. Cette loi abroge l'article 53 et modifie les articles 58, 59, 60 et 67 visant désormais à : - placer la famille sous la responsabilité conjointe des époux, en leur conférant le pouvoir d'assurer ensemble la direction morale et matérielle de la famille; - faire contribuer les époux aux charge du ménage; - imposer le choix d'un commun accord du domicile familial; - permettre aux époux d'exercer librement la profession de leur choix. Les opposants au mariage homosexuel perçoivent le financement du projet comme une incitation à homosexualité. Ils l'inscrivent dans le prolongement de la modification de la loi sur le mariage par le Gouvernement du Président Alassane. En clair, ils soupçonnent le régime en place de voter une loi en faveur de l'homosexualité en Côte d'Ivoire. Ce qui va à l'encontre des mœurs dans le pays. Sur les réseaux sociaux, notamment abidjan.net, les internautes ont massivement dénoncé le financement du projet, en vouant, au passage, les homosexuels aux gémonies. Des intellectuels ont pris position en percevant le mariage pour tous et homosexualité comme une dégénération du genre humain. Les religieux aussi se sont prononcés. L'église des Assemblées de Dieu de (EAD), au sortir de la pastorale nationale du 28 novembre 2012 déclare que "Le mariage, institution divine, est l'union d'un homme et d'une femme par le lien conjugal". Si, pour le moment, les réactions sont timides, il n'en demeure pas moins que, eu égard aux réactions des internautes, des religieux et des bénéficiaires du projet, le débat sur l'homosexualité va gagner en intensité.

jeudi 20 octobre 2011

Saddam, Bin Laden, Kadhafi : la justice par le meurtre


"The game is over". On peut dire ça y est. Depuis l'assassinat de Mouammar Kadhafi, Le super ennemi public a été abattu. Mis a mort par la France qui, ennivrée par cette victoire à la Clausewitz, jubile sur les médias pour ne pas se "faire voler" sa victoire. C'est la consécration de la justice par le meurtre.

Tuer le Guide


Les médias sont emballés par les images, parfois violentes, du corps ensanglanté du Guide Mouammar Kadhafi. On peut même dire qu'ils s'en repaissent. Derrière le corps du Guide, se profile un autre visage de la justice internationale: le meurtre. Depuis quelques temps, la justice, la belle Dame est déséquilibrée par la balance qu'elle tient. Certains membres de la communauté internationale ont érigé l'assassinat politique en instrument judiciaire.

Saddam Hussein, Oussama Bin Laden et maintenant Kadhafi ont été jugé et ... "tué". La belle Dame ne fait pas de quartier. Des Etats, les plus forts, l'utilisent à merveille pour régler leurs comptes à leurs concurrents. Et en la matière, le Triumvirat USA-Grande Bretagne-France en sont les apôtres élus et adoubés par les magnas de la puissance financière mondiale.

A la lumière du droit, la présomption d'innocence aurait voulu que les Dictateurs et autres tyrans bénéficient d'une procédure judiciaire. C'est seulement après cette procédure que les sanctions sont appliquées si la matérialité de l'acte est prouvée.

Une justice aveugle et assoiffée

Malheureusement, hormis saddam Hussein qui a été sommairement jugé et pendu, les autres grands "tyrans" ont été tout simplement liquidé. Les forces spéciales, spécialement formées pour ce genre de tâches, ont bien rempli leur "mission impossible". Les zones d'ombres laissées par les nettoyeurs, sont balayées par des médias laudateurs convertis à la cause des Etats vengeurs. L'axe du mal de Bush s'est déplacé.

Les vieilles démocraties comme les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ne s'embarrassent pas de "valeurs" démocratiques pour parvenir à leurs fins. Essoufflées et échaudées par la crise financière mondiale, les vielles gardiennes de la démocratie tentent de maintenir leur position de "Puissance" dans le sang. Réal Politik oblige.

Et dans cette stratégie de résistance à la crise, les Grandes vieilles (USA-GB-France) déclenchent et entretiennent des conflits partout. Il s'agit d'approvisionner, avec quelques dégâts collatéraux, des industries qui peinent à suivre les grandes enjambées économiques de la Chine et ses alliées. Pour réécrire l'histoire et imposer son hégémonie les "Grandes vielles" pillent.

L'indécence de la violence est masquée par une nébuleuse de partenaires. Au nombre de celles-ci on compte particulièrement les organisations de défense des droits de l'homme et des intellectuels. L'assassinat des enfants du fils de Kadhafi n'a pas ému ces défenseurs prompts à distribuer les bons points de bonne gouvernance aux Chefs d'États africains qu'on n'hésitent pas traîner dans les belles geôles de Ocampo, le justicier flingueur international. Le doux et violent massacre de femmes et d'enfants Syriens n'est pas assez dramatique pour ces organisations qui, depuis, se contentent d'observer, sans condamner voire à suggérer une intervention de l'OTAN "pour protéger les civils". Mais ces civils n'ont pas la même valeur humaine que celles qui sont libyennes. L'unité de mesure de la compassion, de la protection n'est pas le même en présence des intérêts financiers. Et, en la matière, les événements récents sont assez évocateurs de cette arithmétique macabre sélective. Il y a moins d'une semaine, le frère israélien a libéré 1.027 prisonniers palestiniens contre 1 soldat israélien (Gilad Shalit).
La théorie du chaos fonctionne bien puisqu'il y a a peine 72 heures, une forte délégation d'hommes d'affaires français (et d'autres acteurs politiques) ont déposé leurs valises en Libye pour signer des contrats léonins. La guerre peut continuer, les civils peuvent mourir de faim et de maladies dans le pays, mais tant que les troubles ne gênent pas la "relance économique" le CNT peut mater tranquillement les "rebelles" pro-kadhafistes. Les affaires reprennent à Tripoli.